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Copywriting : définition, formules et exemple 

Par Nicolas Favier · Publié le

Le copywriting sert à rédiger des textes qui amènent vos prospects à passer à l’étape suivante de leur parcours d’achat.

Dans cet article, vous allez voir ce que fait un copywriter, quelles formules suivre et comment réécrire un texte pour qu’il fasse agir.

Copywriting : la définition

Le copywriting est l’art d’écrire des textes qui poussent un lecteur à faire une action précise : acheter un produit, demander un devis, s’inscrire, rappeler. Le mot vient de l’anglais « copy », qui désigne le texte d’une publicité.

On l’utilise partout où un texte doit convaincre : pages de vente, publicités, e-mails, fiches produits, courriers, publications sur les réseaux sociaux.

Ce qui le distingue d’une écriture ordinaire, c’est l’objectif mesurable. Un texte de copywriting se juge sur ce que le lecteur fait après l’avoir lu. Cette action est souvent celle d’acheter un produit, un service ou une idée.

Un copywriter, c’est quoi ?

Le copywriter, aussi appelé concepteur-rédacteur ou rédacteur publicitaire, est le spécialiste de ce type d’écriture. Il passe souvent plus de temps à comprendre le client, l’offre et les objections qu’à écrire.

Si votre entreprise vend déjà régulièrement, faire appel à lui peut améliorer les résultats de vos pages et de vos e-mails. Pour choisir le bon profil, voyez notre article sur comment trouver un copywriter.

Il faut aussi connaître ses limites. Le copywriting rend plus fort un désir qui existe déjà chez le lecteur ; il ne peut pas en créer un de toutes pièces. Un texte brillant ne sauvera pas une offre dont personne ne veut, ni un prix mal placé.

Pour aller plus loinOù votre parcours client perd-il des ventes ?Un test de quelques minutes pour voir où vous pouvez récupérer du chiffre d'affaires.Faire le test →

Copywriting, rédaction web, SEO : quelle différence ?

Les 3 termes se croisent souvent dans les offres de prestataires, et ils ne visent pas le même résultat. Savoir lequel vous achetez évite de payer un texte optimisé pour Google quand vous aviez besoin d’une page qui convainc.

Type d’écritureObjectif principalExemples de supports
CopywritingFaire agir le lecteur
  • Page de vente
  • Publicité
  • E-mail commercial
Rédaction webInformer le lecteur
  • Article de blog
  • Page d’aide
  • Actualités
Rédaction SEOÊtre trouvé dans Google
  • Article ciblant une recherche
  • Page de service locale

Un bon texte combine souvent les 3 : un article trouvé grâce à Google, qui informe, puis qui invite à une action. Le copywriting SEO décrit justement cette combinaison.

Tout part de la connaissance du client

Avant d’écrire la moindre ligne, il faut savoir à qui vous parlez et ce que vous attendez de lui. Un copywriter qui ne connaît pas son lecteur écrit pour lui-même.

La première étape consiste à décrire le persona de votre client idéal.

Pour cela, on s’immerge dans son quotidien : les mots qu’il tape dans Google, les forums et magazines qu’il lit, les personnes qu’il écoute, les phrases qu’il emploie quand il décrit son problème à un proche.

Ces mots-là, repris tels quels, valent souvent mieux que les plus belles formules.

Vous cherchez ensuite 2 choses : le problème qu’il veut régler et la situation qu’il espère atteindre. Le rôle du texte est de montrer comment votre offre l’aide à passer de l’une à l’autre.

C’est de là que naît la promesse centrale, l’idée autour de laquelle chaque message s’organise, et qui doit accompagner le prospect à chaque étape de votre parcours client.

Ce qu'un texte de copywriting doit montrer : votre offre fait passer le client de son problème à la situation qu'il espère

Le niveau de connaissance du lecteur change aussi la façon d’écrire : on ne s’adresse pas de la même manière à quelqu’un qui ignore avoir un problème et à quelqu’un qui compare déjà 3 devis. Les 5 niveaux de conscience d’Eugene Schwartz détaillent ce point.

Pour creuser la découverte des besoins, les méthodes SONCASE et des 7 péchés capitaux donnent des grilles de lecture complémentaires.

Pourquoi l’émotion compte dans un texte qui vend

On achète rarement sur la seule base d’un tableau de caractéristiques. Un dirigeant qui choisit un logiciel veut aussi arrêter de perdre ses soirées sur l’administratif ; un particulier qui change ses fenêtres veut aussi arrêter d’avoir froid dans le salon.

Le texte qui convainc parle de ce que la personne ressent, puis lui donne les raisons logiques de passer à l’acte.

Concrètement, cela veut dire décrire la frustration du lecteur avec ses mots, puis le soulagement qu’il cherche, avant d’aligner les arguments. L’article sur le marketing émotionnel développe cette idée. La limite est simple à poser : exagérer une peur ou inventer un problème peut produire une vente, puis un client déçu, puis un avis négatif.

Les formules de copywriting les plus utilisées

Quand on débute, une page blanche fait peur. Des copywriters ont formalisé des structures qui donnent un ordre au message, pour un texte entier ou pour une phrase d’accroche. Voici les plus connues.

FormuleÉtapesQuand l’utiliser
AIDA
  • Attention : capter le lecteur
  • Intérêt : éveiller sa curiosité
  • Désir : montrer ce qu’il peut obtenir
  • Action : lui dire quoi faire
Publicité, page de vente, e-mail : la structure de base
PAS
  • Problème : nommer le problème du lecteur
  • Agiter : montrer ce qu’il coûte s’il dure
  • Solution : présenter votre offre
Textes courts pour un lecteur qui ressent déjà le problème
FAB
  • Fonctionnalité : ce que fait l’offre
  • Avantage : en quoi c’est utile
  • Bénéfice : ce que ça change pour ce lecteur
Fiches produits, descriptions de services
IDCA
  • Intérêt
  • Désir
  • Conviction : rassurer avec des preuves
  • Action
Lecteur déjà attentif, qui a besoin d’être rassuré avant d’agir
AIDPPC (Robert Collier)
  • Attention, Intérêt
  • Description : les détails de l’offre
  • Persuasion
  • Preuve
  • Conclusion avec appel à l’action
Offres complexes qui demandent des explications
AAPPA
  • Attention
  • Avantage proposé
  • Preuve
  • Persuasion
  • Action
Offres promotionnelles, lancements
4P (Henry Hoke)
  • Peinture : raconter la situation désirée
  • Promesse : les bénéfices
  • Preuve : témoignages, études de cas
  • Pousser : encourager à agir
Textes qui s’appuient sur une histoire

Il en existe beaucoup d’autres (PASTOR, ACCA, QUEST, FACE…). En pratiquant, on remarque qu’elles reposent toutes sur les mêmes principes : capter l’attention, parler du lecteur, prouver, puis demander une action claire. Une formule donne un ordre au message, le fond reste à trouver chez votre client.

Les 4 principes communs à toutes les formules de copywriting : capter l'attention, parler du lecteur, prouver, demander une action claire

Vous pouvez aussi vous constituer une swipe file, une collection de textes qui ont fonctionné, pour vous en inspirer sans les recopier.

Un exemple de texte réécrit

Prenons l’accroche d’une page d’accueil de menuisier, telle qu’on en lit beaucoup :

« Votre spécialiste de la menuiserie depuis 1998. Qualité, savoir-faire et proximité. »

Tout y est exact, et le visiteur n’y apparaît nulle part. Réécrite en partant de son problème, elle devient :

« Vos fenêtres laissent passer le froid ? Nous les remplaçons en 1 journée, sans abîmer vos murs. Devis détaillé sous 48 h. »

Ce qui a changéPourquoi
La phrase commence par le problème du visiteurIl se reconnaît dès la première ligne et continue à lire
La promesse est précise : 1 journée, murs intactsElle répond aux 2 craintes habituelles d’un chantier : la durée et les dégâts
L’action est nommée : un devis sous 48 hLe visiteur sait quoi faire ensuite et ce que ça lui demande

La réécriture n’a de valeur que si les promesses sont tenues. Un délai de 48 h annoncé et non respecté coûte plus cher qu’une accroche banale. Pour d’autres règles de ce type, voyez les 9 règles de copywriting.

Écrire, relire, tester

Les formules sont un bon point de départ. Leur défaut : tout le monde les connaît, et un texte qui les suit mot à mot ressemble à celui des concurrents. Avec la pratique, on apprend à s’en détacher pour écrire avec sa propre voix.

Une méthode de travail en 3 temps fonctionne bien. D’abord un premier jet sans se censurer, en écrivant comme on parlerait au client en face de soi.

Ensuite une relecture pour la clarté : chaque phrase se comprend-elle du premier coup, chaque paragraphe sert-il le lecteur ? Enfin une relecture à sa place à lui : à la dernière ligne, auriez-vous envie de faire l’action demandée ?

Méthode d'écriture en 3 temps : premier jet sans se censurer, relecture pour la clarté, relecture à la place du lecteur

Le seul juge fiable reste le terrain : un texte se teste auprès de vrais lecteurs, et se mesure. Comparer 2 versions d’une page ou d’un objet d’e-mail apprend plus que n’importe quelle théorie.

Les principes de persuasion derrière le copywriting

Les formules fonctionnent parce qu’elles s’appuient sur des mécanismes de décision assez universels. Connaître certains biais cognitifs aide à comprendre pourquoi un message convainc ou non. Le psychologue Robert Cialdini en a décrit 6 dans son livre Influence et manipulation, puis en a ajouté un 7e dans l’édition augmentée de 2021.

La réciprocité

Quand on vous invite à dîner, vous arrivez rarement les mains vides. On se sent redevable de ce qu’on a reçu. Un texte qui apporte d’abord quelque chose d’utile au lecteur crée une relation plus favorable à la suite.

Des conseils concrets, un guide, un échantillon, ou un contenu qui apporte de la valeur jouent ce rôle.

L’engagement et la cohérence

Une fois qu’on a fait un premier pas, on a tendance à continuer dans la même direction pour rester cohérent avec soi-même. En marketing, cela se traduit par une suite de petites demandes : lire un article, télécharger un guide, demander un devis. Chaque étape rend la suivante plus naturelle.

La rareté

Ce qui est rare ou limité dans le temps paraît plus désirable. Une offre limitée en quantité ou en durée donne une raison d’agir maintenant au lecteur qui hésite. La rareté doit être réelle : un compte à rebours qui se remet à zéro à chaque visite détruit la confiance qu’il devait créer.

La preuve sociale

Avant de commander en ligne ou d’essayer un nouveau restaurant, on regarde les avis. On fait plus confiance quand d’autres ont déjà essayé et sont satisfaits. Dans un texte, cela passe par des témoignages nommés, des avis vérifiables, des chiffres réels de clients servis.

La sympathie

On suit plus volontiers les recommandations de quelqu’un qu’on apprécie, et on apprécie souvent ceux qui nous ressemblent. D’où l’intérêt d’écrire avec les mots de vos clients, de montrer que vous partagez leurs préoccupations et que vous êtes là pour les aider.

L’autorité

Hors de notre domaine, on suit l’avis d’un expert : un médecin, un avocat. Afficher vos réalisations, certifications ou références aide le lecteur à vous faire confiance. Être recommandé par des personnes reconnues dans votre secteur produit le même effet.

L’unité

C’est le principe ajouté en 2021 : on fait davantage confiance à ceux qu’on considère comme « des nôtres », qui partagent une identité, un métier, une région. Un artisan qui écrit à d’autres artisans, un dirigeant qui parle à des dirigeants de son secteur, en bénéficient naturellement.

Questions fréquentes sur le copywriting

Quelle est la différence entre copywriting et copyright ?

Le copyright est le droit d’auteur, une notion juridique. Le copywriting est une technique d’écriture persuasive. Les 2 mots se ressemblent et n’ont aucun lien.

Le copywriting est-il de la manipulation ?

Il peut le devenir si le texte ment, exagère une peur ou invente une urgence. Utilisé honnêtement, il aide le lecteur à comprendre rapidement si une offre répond à son besoin, ce qui lui fait gagner du temps.

Peut-on apprendre le copywriting seul ?

Oui, en lisant les classiques (David Ogilvy, Eugene Schwartz, Gary Halbert), en analysant des textes qui fonctionnent et surtout en écrivant puis en testant.

Où utiliser le copywriting en priorité ?

Là où un texte précède directement une décision : la page qui présente votre offre, le formulaire de contact, l’e-mail qui accompagne un devis, la page de vente. C’est là qu’une phrase plus claire a le plus d’effet.


Choisissez le texte placé juste avant une décision, relevez combien de lecteurs passent à l’action aujourd’hui, et notez ce chiffre de départ.

Réécrivez ensuite ce seul texte et comparez le nouveau chiffre à l’ancien, sur une durée égale. Un écart net dit si la réécriture vaut d’être étendue aux autres pages ; sinon, gardez la version la plus claire.

Pour un formulaire qui ne convertit pas, lisez l’article sur la page de capture. Pour réécrire une offre de bout en bout, l’article sur la page de vente efficace détaille la structure à suivre.

À bientôt,

Nicolas Favier

Pour aller plus loin

Où votre parcours client perd-il des ventes ?

Un test de quelques minutes pour voir où vous pouvez récupérer du chiffre d'affaires.

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