Par Nicolas Favier · Publié le
Vous pouvez présenter vos services et recevoir des demandes de devis avec un site vitrine WordPress.
Dans cet article, vous allez voir combien coûte un site vitrine WordPress, comment choisir entre le faire vous-même et le confier, et quelles pages prévoir pour donner envie à vos prospects de vous contacter.
Site vitrine WordPress, en bref
Un site vitrine WordPress est un site de quelques pages, construit avec le logiciel gratuit WordPress, qui présente votre entreprise, vos services et vos réalisations.
Il ne vend rien en ligne : il sert à ce qu’un visiteur vous appelle ou vous envoie une demande de devis. Vous pouvez le monter vous-même ou le confier à un prestataire.
WordPress fait tourner 39,5 % des sites web, d’après les relevés de W3Techs d’octobre 2026. Si votre premier prestataire arrête, un autre pourra reprendre un site WordPress, parce que des milliers d’indépendants et d’agences connaissent ce logiciel.
WordPress.org ou WordPress.com : lequel pour un site vitrine ?
2 services portent le même nom, et on les confond souvent.
WordPress.org est le logiciel lui-même. Vous le téléchargez gratuitement sur fr.wordpress.org, vous l’installez chez un hébergeur (la société qui loue l’ordinateur où votre site est stocké), puis vous choisissez librement le thème (l’apparence du site), les extensions (des modules qui ajoutent une fonction, comme un formulaire) et le prestataire.
WordPress.com est un service en ligne qui héberge le site pour vous. Il propose un plan Gratuit et des formules payantes (Personnel, Premium, Business, Commerce, Entreprise). Le plan Gratuit ne permet pas d’installer d’extensions, et la page des tarifs se contredit sur la formule qui les autorise : vérifiez ce point avant de payer.
| Critère | WordPress.org | WordPress.com |
|---|---|---|
| Ce que vous payez |
|
Un abonnement au plan choisi |
| Où se trouve le site | Chez l’hébergeur que vous avez choisi | Sur les serveurs de WordPress.com |
| Extensions | Toutes les extensions gratuites du catalogue officiel de WordPress, plus celles que vous achetez | Pas sur le plan Gratuit ; formule à vérifier sur la page des tarifs |
| Mises à jour du logiciel | À votre charge ou à celle de votre prestataire | Faites par le service |
La suite de l’article porte sur WordPress.org installé chez un hébergeur : cette version vous laisse changer d’hébergeur ou de prestataire sans refaire le site.
Combien coûte un site vitrine WordPress ?
Le logiciel ne coûte rien. Vous payez ce qui l’entoure, et ces postes reviennent chaque année pour une partie d’entre eux. Voici les fourchettes publiées par Codeur, une plateforme qui met en relation entreprises et freelances, relevées en octobre 2026 :
| Poste | Prix | Fréquence |
|---|---|---|
| Nom de domaine en .fr | 10 à 15 € | Chaque année |
| Nom de domaine en .com | 15 à 24 € | Chaque année |
| Hébergement mutualisé (serveur partagé avec d’autres sites) | 20 à 50 € | Chaque année |
| Thème professionnel | 50 à 60 € | À l’achat, licence parfois à renouveler selon l’éditeur |
| Extension payante | 30 à 90 € en moyenne | Selon l’éditeur |
| Site carte de visite fait par un prestataire | Environ 1 000 € | Une fois |
| Site WordPress « sur mesure » (nom de la catégorie chez Codeur) fait par un prestataire | 1 500 à 4 000 € | Une fois |
Sur la même page, Codeur indique un tarif horaire moyen de 40 € pour les développeurs WordPress de sa plateforme. L’exemple suivant compte vos heures à ce tarif, celui que vous paieriez pour faire faire le même travail : remplacez-le par ce que vaut votre heure si vous le connaissez.
Prenons une entreprise qui pose des menuiseries et veut un site de 6 pages. Elle compare 2 façons de faire : monter le site elle-même avec des extensions gratuites, ou le confier à un freelance qui part d’un thème.
| Ligne | Fait en interne | Confié à un freelance |
|---|---|---|
| Nom de domaine en .fr | 12 € | 12 € |
| Hébergement mutualisé | 40 € | 40 € |
| Thème professionnel | 55 € | 55 € |
| Extensions | 0 € (gratuites) | 0 € (gratuites) |
| Création du site | 0 € | 2 000 € |
| Total la première année | 107 € | 2 107 € |
| Total les années suivantes, hors entretien | 52 € | 52 € |
| Temps du dirigeant | 40 h | 8 h (textes, photos, validation) |
Au tarif moyen de 40 € de l’heure, les 40 heures du site fait en interne valent 1 600 €, et les 8 passées avec le freelance 320 €. Heures comptées, le site fait en interne reste moins cher de 720 € la première année.
Si l’heure du dirigeant vaut plus d’environ 62 € pour son entreprise, c’est le freelance qui devient le moins cher.

Ces montants sont ceux de l’exemple : remplacez-les par les devis que vous recevez. Pour les lire ligne par ligne, l’article sur ce que doit contenir un devis de site internet détaille les postes à y trouver.
Méfiez-vous du site « offert » contre un abonnement mensuel de plusieurs années. Le total sur la durée du contrat dépasse souvent le prix d’une création classique, et le site ne vous appartient pas toujours à la fin. Les pièges des vendeurs de sites internet sont décrits dans un article à part.
Le faire vous-même ou le confier ?
Avant de choisir, faites ces 3 vérifications :
- Vérifiez que vous pouvez bloquer 40 heures dans les 2 prochains mois. Un site monté le soir, par morceaux, reste souvent à moitié fini.
- Écrivez le texte de votre page de services. Si vous n’y arrivez pas, un freelance qui ne fait que l’installation ne vous aidera pas : il vous faut quelqu’un qui écrit aussi, ou une aide pour les textes.
- Nommez la personne qui fera les mises à jour techniques chaque mois (WordPress, thème, extensions). Si personne ne peut s’en charger chez vous, prévoyez un contrat d’entretien dès le départ.

Si vous confiez le site, un freelance suffit pour un site vitrine de 5 à 10 pages ; une agence se justifie quand vous voulez en plus la charte graphique, les photos et la rédaction. Pour trier les candidats, l’article pour choisir un prestataire freelance donne la marche à suivre, de l’annonce au test payé.
Quelles pages pour un site vitrine qui amène des demandes de devis ?
Un visiteur veut savoir si vous faites ce dont il a besoin, près de chez lui, et à quel prix à peu près. Les 5 types de pages suivants répondent à ces questions :
- Accueil : ce que vous faites, pour qui, sur quelle zone, et un bouton pour demander un devis, visible sans faire défiler l’écran.
- Services : une page pour la pose de fenêtres, une autre pour les portes d’entrée, chacune avec un ordre de prix ou ce qui le fait varier. Une page qui répond à une seule recherche a plus de chances d’apparaître sur Google qu’une page qui mélange 6 services.
- Réalisations et avis : des photos de chantiers avec le lieu et le type de travaux, et vos avis Google. Envoyez au client, après chaque chantier, le lien avis Google : vous le copiez depuis la fiche de votre entreprise sur Google Maps, et il ouvre directement la fenêtre pour laisser un avis.
- À propos : qui intervient chez le client, depuis quand, avec quelles qualifications. Une page À propos bien écrite rassure la personne qui hésite entre 2 entreprises.
- Contact : téléphone cliquable sur mobile, formulaire court, horaires et zone d’intervention.

Pour un métier du bâtiment, l’article sur la création d’un site internet d’artisan reprend ces pages avec les mentions propres à l’artisanat.
Ce que la loi impose sur un site vitrine
La fiche officielle sur les mentions obligatoires du site d’une entreprise, vérifiée par l’administration le 13 octobre 2026, liste ce qui doit apparaître :
- Identité : pour une société, la dénomination sociale, la forme juridique et le capital ; pour une entreprise individuelle, le nom et le prénom avec la mention « entrepreneur individuel » ou « EI ».
- Coordonnées : adresse du siège ou de domiciliation, e-mail et numéro de téléphone.
- Immatriculation : l’inscription au registre du commerce et des sociétés ou au registre national des entreprises selon l’activité, et le numéro de TVA intracommunautaire s’il existe.
- Hébergeur : son nom, son adresse et son numéro de téléphone.
- Directeur de la publication : le nom de la personne responsable du contenu du site, souvent le gérant dans une petite société.
- Activité ou profession réglementée : l’autorité qui a délivré l’autorisation, ou le titre professionnel et l’ordre ou l’organisme d’inscription.

Un site sans ces mentions expose une société à 375 000 € d’amende et une entreprise individuelle à 75 000 €, selon la même fiche. Le formulaire de contact compte aussi : l’absence d’information sur l’usage des données personnelles est punie de 1 500 € d’amende.
Pour les cookies, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) pose une règle que beaucoup de bandeaux ignorent : le refus doit être aussi simple que l’acceptation. Elle recommande un bouton « Tout refuser » au même niveau que « Tout accepter ».
Certains outils de statistiques de visites peuvent fonctionner sans l’accord du visiteur s’ils sont réglés comme la CNIL le prévoit : vérifiez ce réglage avec votre prestataire, ou dans la documentation de l’outil si vous faites le site seul.
Comment créer un site vitrine WordPress, étape par étape
Faites ces 8 étapes dans l’ordre, seul ou avec un freelance.
1. Écrivez vos pages avant d’ouvrir WordPress
Mettez sur une feuille la liste des pages vue plus haut, puis écrivez le texte de chacune et rassemblez les photos. Google et vos visiteurs jugent le site sur ses textes : choisissez le thème une fois qu’ils sont écrits.
Pour chaque page de service, notez la recherche qu’un prospect tape, par exemple « pose fenêtre PVC » plutôt que « menuiserie extérieure ».
L’article pour choisir ses mots-clés montre où trouver ces recherches, et celui sur le copywriting SEO (l’écriture pour le référencement naturel) explique comment écrire une page qui se place sur Google et donne envie d’appeler.
2. Réservez le nom de domaine et l’hébergement au nom de votre entreprise
Prenez un nom de domaine court, proche du nom de l’entreprise, en .fr si vos clients sont en France.
Ouvrez le compte chez l’hébergeur avec l’adresse e-mail de l’entreprise, même si un prestataire fait le reste, et faites de même pour le nom de domaine : ces comptes à votre nom sont la première preuve que le site vous appartient, la seconde étant la cession des droits dans le contrat.
3. Installez WordPress
La plupart des hébergeurs proposent l’installation de WordPress depuis leur espace client. Au moment de créer le compte administrateur, choisissez un identifiant autre que « admin » et un mot de passe long, puis notez-les dans un endroit sûr.
4. Choisissez un thème léger qui s’affiche bien sur téléphone
Ouvrez la démonstration du thème sur votre téléphone avant de l’acheter : une grande partie de vos visiteurs arrivera de là. Préférez un thème simple, avec peu d’options : chaque option en plus ralentit le site et complique les mises à jour.
5. Installez peu d’extensions
Un site vitrine a besoin de 4 ou 5 extensions, chacune pour une tâche précise :
- Formulaire de contact : il envoie la demande de devis à votre adresse e-mail.
- Référencement : il vous laisse écrire le titre et la description que Google affiche pour chaque page.
- Sauvegarde : elle copie le site chaque semaine, hors de chez l’hébergeur si possible.
- Bandeau cookies : il recueille le choix du visiteur et le garde en mémoire.
- Cache : il accélère l’affichage des pages, si votre hébergeur ne le fait pas déjà.
Chaque extension ajoutée est un logiciel de plus à mettre à jour, et une faille possible si son éditeur cesse de la corriger. Supprimez les extensions inutiles, et remplacez celles qui ne reçoivent plus de mises à jour.
6. Construisez les pages et le menu
Créez chaque page avec l’éditeur de WordPress, qui fonctionne par blocs (titre, paragraphe, image, bouton). Dans le menu, placez l’accueil et les services en premier, et la page de contact en dernier, là où les visiteurs la cherchent.
7. Publiez les mentions légales et réglez le bandeau cookies
Créez une page « Mentions légales » avec les informations listées plus haut, liez-la dans le pied de page, et ajoutez sous le formulaire une phrase qui dit à quoi servent les données envoyées. Testez le bandeau cookies : le bouton de refus doit être aussi visible que celui d’acceptation.
8. Mettez en ligne et comptez vos demandes de devis
Créez un compte gratuit sur Google Search Console et ajoutez-y l’adresse du site : l’outil vous montre ensuite les recherches qui mènent à vos pages. Ajoutez l’adresse du site sur votre fiche d’établissement Google.
Pendant 3 mois, notez chaque demande de devis reçue par le formulaire et chaque appel venu du site, en demandant à la personne comment elle vous a trouvé. Au bout de 3 mois, le nombre de demandes de devis vous dit si le site amène des clients.
Après la mise en ligne : mises à jour, sauvegardes et accès
Un site WordPress demande un passage chaque mois : mettre à jour WordPress, le thème et les extensions, après avoir vérifié qu’une sauvegarde récente existe. Une mise à jour peut casser une page ; avec la sauvegarde, vous revenez en arrière en quelques minutes.
Si un prestataire s’en charge, faites écrire dans le contrat la fréquence des mises à jour, l’endroit où sont gardées les sauvegardes et le délai d’intervention en cas de panne.
Gardez toujours un accès administrateur à votre nom, ainsi que vos identifiants pour le nom de domaine et l’hébergement : sans eux, changer de prestataire revient à refaire le site.
Si votre activité change et que le site ne la décrit plus, il cesse peu à peu d’amener des demandes de devis.
Avant une refonte de site internet, demandez au prestataire de rediriger chaque ancienne adresse de page vers la nouvelle : la personne ou le robot de Google qui ouvre l’ancienne arrive sur la page qui la remplace, et vos pages gardent leur place dans les résultats.
Questions fréquentes sur le site vitrine WordPress
Wix ou WordPress pour un site vitrine ?
Wix réunit l’éditeur et l’hébergement dans un abonnement, et s’occupe des mises à jour. WordPress.org vous laisse choisir l’hébergeur et le prestataire, et en échange vous devez assurer l’entretien. Si personne ne peut faire les mises à jour chez vous et que vous ne voulez pas de contrat, Wix demande moins de suivi.
Combien de temps faut-il pour créer un site vitrine WordPress ?
Un freelance compte 2 à 5 jours de travail à partir d’un thème selon Codeur, et 4 à 10 s’il le personnalise en profondeur. Si vous le faites vous-même, prévoyez des dizaines d’heures.
Dans les 2 cas, le délai jusqu’à la mise en ligne dépend surtout de la vitesse à laquelle vous fournissez les textes et les photos.
Un site vitrine WordPress est-il gratuit ?
Non, un site vitrine WordPress n’est pas gratuit, même si le logiciel l’est. Le nom de domaine en .fr et l’hébergement coûtent de 30 à 65 € par an selon les fourchettes de Codeur.
Un site gratuit sur WordPress.com affiche des publicités du service à vos visiteurs, ce qui ne fait pas sérieux pour une entreprise.
À qui appartient le site si un prestataire le crée ?
Le site vous appartient si le nom de domaine et l’hébergement sont à votre nom et si le contrat vous cède les droits sur le site et ses contenus.
Faites écrire ces 2 garanties dans le contrat avant de signer (les comptes à votre nom, la cession des droits), et vérifiez qu’on vous remet un accès administrateur à la livraison.
Faut-il un blog sur un site vitrine ?
Un blog sert sur un site vitrine si vous pouvez publier régulièrement des articles qui répondent aux questions de vos prospects ; l’article sur le blog d’entreprise aide à savoir s’il vaut le temps qu’il demande.
Pour créer votre site vitrine WordPress, seul ou avec un prestataire, soyez attentif à 4 points :
- Choisissez WordPress.org, le logiciel gratuit installé chez un hébergeur, plutôt qu’un abonnement WordPress.com : vous pourrez changer d’hébergeur ou de prestataire sans refaire le site.
- Écrivez le texte de chaque page avant de choisir le thème (l’apparence du site) : Google et vos visiteurs jugent le site sur ses textes.
- Ouvrez les comptes du nom de domaine et de l’hébergement au nom de votre entreprise, même si un prestataire fait le reste : vous êtes sûr de garder le contrôle du site.
- Nommez la personne qui mettra à jour WordPress, le thème et les extensions chaque mois. Si personne ne peut s’en charger chez vous, prévoyez un contrat d’entretien dès le départ.
Avant de commencer, vérifiez que vous avez assez de temps pour faire le site vous-même ; sinon, confiez-le à un prestataire.
Pour trier les candidats, de l’annonce au test payé, lisez l’article sur le choix d’un prestataire freelance.
À bientôt,
Nicolas Favier
